{"id":1473,"date":"2022-03-30T17:25:02","date_gmt":"2022-03-30T17:25:02","guid":{"rendered":"https:\/\/www.promo.co.il\/?p=1473"},"modified":"2022-10-13T18:38:04","modified_gmt":"2022-10-13T18:38:04","slug":"%d7%9b%d7%aa%d7%95%d7%91%d7%94","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.promo.co.il\/fr\/%d7%9b%d7%aa%d7%95%d7%91%d7%94\/","title":{"rendered":"K\u00e9touba"},"content":{"rendered":"<p>Au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, les tribunaux rabbiniques sont de plus en plus appel\u00e9s \u00e0 juger des demandes de ketouba d\u00e9pos\u00e9es par les \u00e9pouses. Et \u00e0 juste titre : la K\u00e9touba est comme une d\u00e9claration des droits de l&#8217;\u00e9pouse. La K\u00e9touba est une des mesures importantes adopt\u00e9es par les Sages juifs pour d\u00e9fendre les droits de la femme, il y a quelques 2000 ans. Bien avant que le monde ait entendu parl\u00e9 de la r\u00e9volution f\u00e9ministe, le monde juif a con\u00e7u cette notion de Ketouba pour d\u00e9finir les devoirs de l&#8217;\u00e9poux vis-\u00e0-vis de son \u00e9pouse au cours du mariage et lui permettre en cas de divorce de recevoir une somme d&#8217;argent d\u00e9finie dans la K\u00e9touba. Dans la plupart des cas, nous recommandons \u00e0 la femme de d\u00e9poser une demande de K\u00e9touba. Certes la d\u00e9cision du Tribunal d&#8217;accorder ou non la K\u00e9touba \u00e0 l&#8217;\u00e9pouse d\u00e9pend de consid\u00e9rations halachiques complexes que nous analysons avant de d\u00e9poser une demande de K\u00e9touba.<\/p>\n<p><strong>K\u00e9touba et partage des biens<\/strong><\/p>\n<p>Une des questions d\u00e9licates est li\u00e9e au rapport entre le droit \u00e0 la K\u00e9touba et le partage des biens. Il existe actuellement deux \u00e9coles de pens\u00e9e. Certains tribunaux estiment que les deux sujets doivent \u00eatre trait\u00e9s s\u00e9par\u00e9mment, d\u2019autres au contraire estiment que le droit au partage des biens ne permet pas \u00e0 l\u2019\u00e9pouse de recevoir sa K\u00e9touba. Nous estimons que si l\u2019\u00e9pouse a le droit du point de vue halakhique \u00e0 la K\u00e9touba, elle doit recevoir sa K\u00e9touba, quelque soit le partage du patrimoine.<\/p>\n<p><strong>Sur la K\u00e9touba quelques questions et des \u00e9l\u00e9ments de r\u00e9ponse : (d&#8217;apr\u00e8s le livre, Le Mariage, Katy Bisraor Ayache, paru aux \u00e9ditions Pard\u00e9s)<\/strong><\/p>\n<p><strong>La k\u00e9touba dans <em>le Even Chochane<\/em><\/strong><\/p>\n<p>Le grand linguiste d\u00e9finit ainsi la k\u00e9touba : \u00ab\u00a0K\u00e9touba (mot f\u00e9minin, racine <em>katav<\/em>, \u00ab\u00a0\u00e9crire\u00a0\u00bb) : contrat de mariage que le mari \u00e9crit et donne \u00e0 son \u00e9pouse et dans lequel sont d\u00e9taill\u00e9es toutes ses obligations envers elle et la somme qu&#8217;il lui donnera s&#8217;il d\u00e9cide de divorcer. La lecture de la k\u00e9touba, r\u00e9dig\u00e9e en aram\u00e9en et sign\u00e9e par les t\u00e9moins, est un des moments les plus festifs de la c\u00e9r\u00e9monie de la houpa\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi la k\u00e9touba est-elle l\u2019une des pierres angulaires du mariage juif ? <\/strong><\/p>\n<p>Selon la Loi juive, la k\u00e9touba est une condition indispensable \u00e0 la vie maritale. \u00ab Il est interdit de vivre avec sa femme, ne fut-ce qu&#8217;un instant, sans k\u00e9touba \u00ab, \u00e9crivent les Sages<a href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\">[i]<\/a>.<\/p>\n<p>Contrat du mariage juif, le texte de la k\u00e9touba est une \u00e9num\u00e9ration des devoirs de l&#8217;\u00e9poux. Il inclut des garanties financi\u00e8res et des dispositions matrimoniales d&#8217;origine biblique et rabbinique, principalement les obligations de l&#8217;\u00e9poux vis-\u00e0-vis de son \u00e9pouse pendant la dur\u00e9e du mariage et au-del\u00e0, en cas de rupture par divorce ou veuvage.<\/p>\n<p>La k\u00e9touba atteste \u00e9galement de la tenue d&#8217;un mariage conforme \u00e0 la halakha. Pour les futurs enfants, elle sera la preuve de leur appartenance au peuple juif.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi la k\u00e9touba est-elle une d\u00e9claration des droits de la femme<\/strong><a href=\"#_edn2\" name=\"_ednref2\">[ii]<\/a><strong> ?<\/strong><\/p>\n<p>Il y a deux mille ans, l&#8217;id\u00e9e d&#8217;un contrat de mariage \u00e9tait r\u00e9volutionnaire. La femme n&#8217;avait alors aucun statut, elle pouvait \u00eatre r\u00e9pudi\u00e9e et ne plus b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019aucun moyen de subsistance. La veuve elle aussi qui, selon la Loi juive, n&#8217;h\u00e9rite pas de son mari, pouvait se retrouver totalement d\u00e9munie.<\/p>\n<p>La k\u00e9touba, qui fut l&#8217;un des premiers acquis majeurs de la lutte pour les droits des femmes conf\u00e9rait une protection et des garanties financi\u00e8res \u00e0 l\u2019\u00e9pouse. La k\u00e9touba illustre le caract\u00e8re futuriste du juda\u00efsme<a href=\"#_edn3\" name=\"_ednref3\">[iii]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>A quelle \u00e9poque la k\u00e9touba a-t-elle \u00e9t\u00e9 \u00e9tablie ?<\/strong><\/p>\n<p>La Torah ne fait pas \u00e9tat de la k\u00e9touba, mais du <em>mohar<\/em>, le douaire. Le mohar est d&#8217;une certaine mani\u00e8re le pr\u00e9curseur biblique de la k\u00e9touba. C\u2019\u00e9tait la somme que l&#8217;homme devait payer d&#8217;avance au p\u00e8re de sa future \u00e9pouse ou \u00e0 son \u00e9pouse pour pouvoir l&#8217;\u00e9pouser<a href=\"#_edn4\" name=\"_ednref4\">[iv]<\/a>. Le terme biblique a apparemment pour racine <em>maher, <\/em>litt\u00e9ralement \u00ab\u00a0rapide\u00a0\u00bb. Comme si le mohar promis \u00e0 la fianc\u00e9e \u00e9tait destin\u00e9 \u00e0 acc\u00e9l\u00e9rer le mariage\u2026<\/p>\n<p>Les historiens estiment que la k\u00e9touba fut institu\u00e9e \u00e0 la fin de l&#8217;\u00e9poque du Second Temple, il y a quelques deux mill\u00e9naires. La date pr\u00e9cise de son \u00e9tablissement n&#8217;est pas connue.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi la k\u00e9touba est-elle \u00e9crite en aram\u00e9en ? <\/strong><\/p>\n<p>Tout simplement parce qu&#8217;\u00e0 l&#8217;\u00e9poque du Second Temple, lorsque fut institu\u00e9e la k\u00e9touba, l&#8217;aram\u00e9en \u00e9tait la langue parl\u00e9e par la majorit\u00e9 des Juifs.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi la k\u00e9touba est-elle enlumin\u00e9e ? Et pourquoi, dans de nombreuses communaut\u00e9s, le texte de la k\u00e9touba est-il toujours imprim\u00e9 ? <\/strong><\/p>\n<p>Une k\u00e9touba imprim\u00e9e est suffisante<a href=\"#_edn13\" name=\"_ednref13\">[xiii]<\/a>. Mais une k\u00e9touba enlumin\u00e9e, personnalis\u00e9e et transcrite par un scribe est de bon augure, affirment les Sages<a href=\"#_edn14\" name=\"_ednref14\">[xiv]<\/a>. De tout temps, scribes et artistes ont \u00e9crit et dessin\u00e9 sur des parchemins enrichis d&#8217;enluminures. De v\u00e9ritables \u0153uvres d&#8217;art sont ainsi conserv\u00e9es dans les mus\u00e9es \u00e0 travers le monde. La tradition s&#8217;est perp\u00e9tu\u00e9e jusqu&#8217;\u00e0 nos jours.<\/p>\n<p>Il convient \u00e9videmment de confier l&#8217;\u00e9criture du texte \u00e0 un scribe exp\u00e9riment\u00e9. Quant aux enluminures, elles ob\u00e9issent \u00e0 des r\u00e8gles pr\u00e9cises. Par exemple, elles ne repr\u00e9sentent ni les fianc\u00e9s<a href=\"#_edn15\" name=\"_ednref15\">[xv]<\/a>, ni la lune ni le soleil<a href=\"#_edn16\" name=\"_ednref16\">[xvi]<\/a>. Certains Sages conseillent aussi de ne pas \u00e9crire la k\u00e9touba avec la typographie des rouleaux de la Torah.<\/p>\n<p>Pourtant, de nombreuses communaut\u00e9s pr\u00e9f\u00e8rent utiliser un texte imprim\u00e9 de crainte d&#8217;erreurs dans l&#8217;\u00e9criture. Les r\u00e8gles de l&#8217;\u00e9criture de la k\u00e9touba sont complexes. Une simple erreur dans le texte, les espaces entre les mots ou encore la pr\u00e9sentation peut invalider le document.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi la k\u00e9touba parle-t-elle des devoirs du mari\u00e9 et pas des obligations de la mari\u00e9e ? <\/strong><\/p>\n<p>La k\u00e9touba a \u00e9t\u00e9 institu\u00e9e pour d\u00e9fendre les droits de la femme, elle a donc vocation \u00e0 prot\u00e9ger l&#8217;\u00e9pouse. C\u2019est pourquoi elle traite exclusivement des obligations et des engagements du mari<a href=\"#_edn17\" name=\"_ednref17\">[xvii]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi le fianc\u00e9 doit-il comprendre les termes de la k\u00e9touba ?<\/strong><\/p>\n<p>La k\u00e9touba engage le fianc\u00e9. On doit donc lui expliquer le contenu pour qu\u2019il ne puisse pas ensuite pr\u00e9tendre n\u2019en avoir pas compris les termes<a href=\"#_edn18\" name=\"_ednref18\">[xviii]<\/a>.<\/p>\n<p>Certains officiants fournissent un \u00e9claircissement formel et rigoureux\u00a0; d&#8217;autres le d\u00e9veloppent avec humour : \u00ab Mon cher fianc\u00e9, dira le rabbin d&#8217;une voix souvent enjou\u00e9e, vous vous engagez d\u00e9sormais \u00e0 subvenir aux besoins de votre \u00e9pouse, \u00e0 la nourrir, \u00e0 la v\u00eatir, \u00e0 respecter les devoirs conjugaux et \u00e0 l&#8217;honorer\u2026\u00bb.<\/p>\n<p>Dans certaines communaut\u00e9s hassidiques, le fianc\u00e9 lit assid\u00fbment le texte de la k\u00e9touba plusieurs jours avant la date du mariage pour comprendre toute la port\u00e9e de ses engagements<a href=\"#_edn19\" name=\"_ednref19\">[xix]<\/a>. Dans plusieurs communaut\u00e9s du Y\u00e9men, le rabbin lit toute la k\u00e9touba au fianc\u00e9 avant le d\u00e9but de la c\u00e9r\u00e9monie, pour qu&#8217;il comprenne bien ses engagements et puisse encore revenir sur sa d\u00e9cision<a href=\"#_edn20\" name=\"_ednref20\">[xx]<\/a> !<\/p>\n<p><strong>Pourquoi inscrit-on des sommes d&#8217;argent dans la k\u00e9touba ? <\/strong><\/p>\n<p>Ces sommes sont une des principales raisons d&#8217;\u00eatre de la k\u00e9touba. La k\u00e9touba pr\u00e9cise ce que l&#8217;\u00e9poux devra verser \u00e0 son \u00e9pouse en cas de divorce ou de veuvage. Tout d&#8217;abord une somme mentionn\u00e9e par la Torah et fix\u00e9e \u00e0 deux cent zouz (ou dinar) si la fianc\u00e9e est vierge\u00a0; la moiti\u00e9 dans le cas d&#8217;une divorc\u00e9e ou veuve. C\u2019est une obligation statutaire et minimale sans laquelle la k\u00e9touba est invalid\u00e9e<a href=\"#_edn21\" name=\"_ednref21\">[xxi]<\/a>.<\/p>\n<p>Le fianc\u00e9 est libre de rajouter une somme suppl\u00e9mentaire. Mais ce suppl\u00e9ment financier a toujours aliment\u00e9 les controverses<a href=\"#_edn22\" name=\"_ednref22\">[xxii]<\/a>. Car si le fianc\u00e9 offre une somme particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9e, ce peut \u00eatre par amour, mais aussi par fanfaronnade. Quoiqu\u2019il en soit, la pratique est actuellement d\u00e9cri\u00e9e<a href=\"#_edn23\" name=\"_ednref23\">[xxiii]<\/a>. On conseille au fianc\u00e9 d&#8217;inscrire une somme r\u00e9aliste.<\/p>\n<p>D\u2019ailleurs, certains rabbins s\u2019abstiennent de lire \u00e0 haute voix le chiffre inscrit sur la k\u00e9touba<a href=\"#_edn24\" name=\"_ednref24\">[xxiv]<\/a>. Au moment d\u2019annoncer le d\u00e9dit du futur \u00e9poux en cas de divorce, un officiant d\u00e9clarera volontiers : \u00ab Le fianc\u00e9 m&#8217;a dit qu&#8217;aucune somme ne pouvait \u00eatre \u00e0 la hauteur de son amour et de son estime pour sa fianc\u00e9e \u00bb, une mani\u00e8re humoristique d\u2019\u00e9viter l\u2019obstacle<strong>. <\/strong>D&#8217;autres diront : \u00ab Pour ne pas nuire \u00e0 la b\u00e9n\u00e9diction de ces instants, nous ne lirons pas \u00e0 haute-voix la somme de la k\u00e9touba <em>\u00bb<\/em><a href=\"#_edn25\" name=\"_ednref25\">[xxv]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>L&#8217;intitul\u00e9 de la k\u00e9touba est-il toujours identique ?<\/strong><\/p>\n<p>Bien que le Talmud discute abondamment de la k\u00e9touba, le texte original du contrat est inconnu. Au fil des si\u00e8cles, les Sages ont formul\u00e9 la k\u00e9touba en se basant sur des discussions talmudiques et des fragments de manuscrits retrouv\u00e9s<a href=\"#_edn26\" name=\"_ednref26\">[xxvi]<\/a>.<\/p>\n<p>La k\u00e9touba comprend des conditions fixes et obligatoires mais certaines formulations varient selon les communaut\u00e9s. En plus des deux textes les plus commun\u00e9ment utilis\u00e9s de nos jours par les S\u00e9pharades et les Ashk\u00e9nazes, plusieurs communaut\u00e9s conservent des \u00e9crits qui leur sont propres. Ainsi, les Juifs de Djerba lisent le texte formul\u00e9 par le <em>Brit K\u00e9houna<\/em>, le livre de r\u00e9f\u00e9rence de halakha de cette communaut\u00e9.<\/p>\n<p>Les fianc\u00e9s peuvent aussi rajouter des clauses \u00e0 la k\u00e9touba : le futur lieu d&#8217;habitation, certaines dispositions mat\u00e9rielles ou encore l&#8217;obligation d&#8217;obtenir l&#8217;accord de son \u00e9pouse pour voyager \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><strong>Pourquoi l&#8217;intitul\u00e9 s\u00e9pharade de la k\u00e9touba \u00e9voque-t-il l&#8217;interdiction de la polygamie ? Et pourquoi dans la k\u00e9touba s\u00e9pharade le fianc\u00e9 pr\u00eate-t-il serment ?<\/strong><\/p>\n<p>Le texte de la k\u00e9touba des communaut\u00e9s s\u00e9pharades comporte plusieurs particularit\u00e9s soulign\u00e9es dans <em>les notes d&#8217;explication<\/em> de ce chapitre.<\/p>\n<p>La k\u00e9touba s\u00e9pharade comporte notamment un passage qui est inexistant dans la k\u00e9touba ashk\u00e9naze. Dans ce texte, l&#8217;\u00e9poux s&#8217;engage \u00e0 ne pas \u00e9pouser une autre femme sans le consentement d&#8217;un haut tribunal rabbinique constitu\u00e9 de cent rabbins.<\/p>\n<p>Cet ajout est li\u00e9 \u00e0 l&#8217;excommunication d\u00e9cr\u00e9t\u00e9e dans le monde ashk\u00e9naze au Moyen Age en cas de polygamie ou de r\u00e9pudiation de l\u2019\u00e9pouse sans son accord<a href=\"#_edn27\" name=\"_ednref27\">[xxvii]<\/a>. Cette excommunication s\u2019appliquait <em>de facto<\/em> \u00e0 l&#8217;ensemble des communaut\u00e9s juives, mais elle n&#8217;impliquait pas <em>de jure<\/em> le monde s\u00e9pharade. Soucieux d&#8217;\u00e9viter la polygamie, tr\u00e8s r\u00e9pandue dans les pays de l&#8217;Islam, les d\u00e9cisionnaires s\u00e9pharades rajout\u00e8rent un texte engageant explicitement l&#8217;\u00e9poux contre cette pratique.<\/p>\n<p>Par ailleurs, la tradition s\u00e9pharade autorise le fianc\u00e9 \u00e0 pr\u00eater serment, (en h\u00e9breu, <em>sh\u00e9vou\u2019a<\/em>) en g\u00e9n\u00e9ral avec une poign\u00e9e de main, alors que la halakha l\u2019interdit. C&#8217;est la seule fois o\u00f9 un homme a le droit de jurer. Cette tradition, qui date de l&#8217;\u00e9poque du Rambam, est rappel\u00e9e par les grands Sages s\u00e9pharades depuis des g\u00e9n\u00e9rations. En jurant, le fianc\u00e9 s&#8217;engage \u00e0 respecter quatre interdictions : la polygamie ; la r\u00e9pudiation de l\u2019\u00e9pouse sans le consentement de cette derni\u00e8re ; le d\u00e9part \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger sans en informer l\u2019\u00e9pouse ; l\u2019hypoth\u00e8que des bijoux de la femme.<\/p>\n<p>De nos jours, plusieurs d\u00e9cisionnaires ashk\u00e9nazes interdisent ce serment, provoquant des controverses tr\u00e8s vives avec les d\u00e9cisionnaires s\u00e9pharades<a href=\"#_edn28\" name=\"_ednref28\">[xxviii]<\/a>. Si le fianc\u00e9 est s\u00e9pharade, les d\u00e9cisionnaires s\u00e9pharades exigent une attitude conforme \u00e0 la halakha s\u00e9pharade<a href=\"#_edn29\" name=\"_ednref29\">[xxix]<\/a>. (Remarquons que toutes les communaut\u00e9s s\u00e9pharades ne respectent pas cette coutume du serment.)<\/p>\n<p><strong>Et si la k\u00e9touba est perdue apr\u00e8s le mariage ?<\/strong><\/p>\n<p>Du point de vue de la halakha, la femme mari\u00e9e doit poss\u00e9der la k\u00e9touba sous sa forme mat\u00e9rielle. Si le document a \u00e9t\u00e9 \u00e9gar\u00e9 apr\u00e8s le mariage, il faut en r\u00e9\u00e9crire un autre<a href=\"#_edn46\" name=\"_ednref46\">[xlvi]<\/a>. La nouvelle k\u00e9touba s\u2019appelera alors <em>k\u00e9touba d\u00e9-ircassa<\/em>, terme aram\u00e9en signifiant \u00ab\u00a0k\u00e9touba qui s&#8217;est perdue\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Certains d\u00e9cisionnaires estiment que la copie de la k\u00e9touba d\u00e9pos\u00e9e au rabbinat peut, au moins temporairement, remplacer la k\u00e9touba perdue<a href=\"#_edn47\" name=\"_ednref47\">[xlvii]<\/a>. D&#8217;autres consid\u00e8rent que, la possession de deux k\u00e9touba \u00e9tant prohib\u00e9e, celle qui est archiv\u00e9e au rabbinat n&#8217;a, par principe, aucune valeur du point de vue de la halakha. Ainsi, la femme mari\u00e9e doit bel et bien poss\u00e9der la k\u00e9touba originale ou une k\u00e9touba d\u00e9-ircassa<a href=\"#_edn48\" name=\"_ednref48\">[xlviii]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>Peut-on actualiser le texte de la k\u00e9touba ? <\/strong><\/p>\n<p>R\u00e9dig\u00e9 il y a quelque deux mill\u00e9naires, le texte de la k\u00e9touba est quasiment immuable depuis sa r\u00e9daction. Toutefois, tout comme les changements, rajouts ou suppressions effectu\u00e9s par les Sages au cours des si\u00e8cles<a href=\"#_edn49\" name=\"_ednref49\">[xlix]<\/a>, certains d\u00e9cisionnaires proposent d\u2019adapter le texte de la k\u00e9touba \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 moderne<a href=\"#_edn50\" name=\"_ednref50\">[l]<\/a>.<\/p>\n<p>D&#8217;abord en changeant la terminologie. Ils proposent notamment de ne plus mentionner les monnaies antiques, le zouz et les z\u00e9koukim, ou du moins de rajouter syst\u00e9matiquement leur valeur dans la monnaie actuelle ; de supprimer dans la k\u00e9touba s\u00e9pharade l&#8217;interdiction de la polygamie qui n&#8217;a plus de raison d&#8217;\u00eatre ; de formuler tout le texte non plus en aram\u00e9en, mais dans une langue comprise du couple. D&#8217;ailleurs de nos jours, il est tr\u00e8s fr\u00e9quent d&#8217;entendre le rabbin lire la k\u00e9touba dans une langue comprise du public, h\u00e9breu, fran\u00e7ais, anglais.<\/p>\n<p>Bien que ces propositions ne soul\u00e8vent pas vraiment des questions de halakha, la plupart des d\u00e9cisionnaires estiment que, la terminologie mill\u00e9naire de la k\u00e9touba, fruit de la r\u00e9flexion des Sages pendant des g\u00e9n\u00e9rations, doit rester inchang\u00e9e<a href=\"#_edn51\" name=\"_ednref51\">[li]<\/a>.<\/p>\n<p><strong>Pourquoi la k\u00e9touba a-t-elle perdu sa raison d&#8217;\u00eatre ? Et pourquoi en m\u00eame temps reste-t-elle tr\u00e8s actuelle ?<\/strong><\/p>\n<p>A l&#8217;\u00e9poque talmudique, le processus complexe du divorce moderne n&#8217;existait pas. La polygamie et la r\u00e9pudiation sans consentement \u00e9taient de rigueur. La k\u00e9touba \u00e9tait alors une protection et une garantie financi\u00e8re pour l&#8217;\u00e9pouse.<\/p>\n<p>Aujourd&#8217;hui, les accords de divorce pr\u00e9voient en g\u00e9n\u00e9ral des dispositions financi\u00e8res mutuellement consenties qui rendent caduque la requ\u00eate de la k\u00e9touba par la femme<a href=\"#_edn53\" name=\"_ednref53\">[liii]<\/a>. Le versement de la k\u00e9touba en bonne et due forme est donc de plus en plus rare<a href=\"#_edn54\" name=\"_ednref54\">[liv]<\/a>.<\/p>\n<p>La k\u00e9touba n\u2019en garde pas moins sa raison d&#8217;\u00eatre. D&#8217;abord en tant que contrat attestant la tenue d&#8217;un mariage juif. Surtout, l&#8217;esprit de la k\u00e9touba reste tr\u00e8s contemporain. Au c\u0153ur de la c\u00e9r\u00e9monie nuptiale, un document \u00e9crit d\u00e9fend les droits de la femme.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><strong>\u00a0<\/strong><strong>Notes\u00a0<\/strong><\/em><\/p>\n<p><em>[i] Choul&#8217;han Aroukh, Even Ha&#8217;\u00e9zer, siman 66, paragr. 3.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref2\" name=\"_edn2\">[ii]<\/a> Rav Eli\u00e9zer Melamed, op. cit., Likoutim 3, chap. 3, paragr. 11.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref3\" name=\"_edn3\">[iii]<\/a> Rabbin Gugenheim cit\u00e9 par V\u00e9ronique Cahen, Relev\u00e9 des k\u00e9toubot au Consistoire de Paris, E<strong>d. AJECLAP, Paris, 2007.<\/strong><\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref4\" name=\"_edn4\">[iv]<\/a> Le mohar est \u00e9voqu\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises dans la Torah et notamment dans le Livre de la Gen\u00e8se (34,12), lors du viol de Dina, la fille de Yaacov : \u00ab Sichem dit au p\u00e8re de la jeune fille et \u00e0 ses fr\u00e8res : Puiss\u00e9-je trouver faveur aupr\u00e8s de vous! Ce que vous me demanderez, je le donnerai. Imposez-moi d&#8217;une mani\u00e8re consid\u00e9rable <strong>le douaire (en h\u00e9breu, mohar)<\/strong> et <strong>le don (en h\u00e9breu matan)<\/strong> et je donnerai ce que vous me direz; accordez-moi seulement la jeune fille pour \u00e9pouse&#8230; \u00bb. \u00a0Voir aussi note 74.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref5\" name=\"_edn5\">[v]<\/a> Rav Mosh\u00e9 B\u00e9\u00e9ri, \u00ab Hak\u00e9touba \u00bb, in Tzohar lenissou\u00efn, op. cit., p. 133. \u00a0<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref6\" name=\"_edn6\">[vi]<\/a> Rav Itshak Yossef, op. cit., chap. 9, paragr. 1, note 1 ; Rav Mosh\u00e9 B\u00e9\u00e9ri op. cit., p. 133 ; \u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0Rav Pinchas Gelbard, op. cit., chap. 5, paragr. 39.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref7\" name=\"_edn7\">[vii]<\/a> Rav Itshak Yossef, op. cit., chap. 9, paragr. 1, note 1 ; Sefer ha-Maharil, nissou\u00efn 5.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref8\" name=\"_edn8\">[viii]<\/a> Rav Itshak Yossef, op. cit., chap. 9, paragr. 9.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref9\" name=\"_edn9\">[ix]<\/a> Nombres 6, 24-26. Voir le verset dans annexes, les phrases embl\u00e9matiques du mariage.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref10\" name=\"_edn10\">[x]<\/a> Ruth 4, 11-12. Voir la citation dans annexes, les phrases embl\u00e9matiques du mariage.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref11\" name=\"_edn11\">[xi]<\/a> Proverbes 18,22.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref12\" name=\"_edn12\">[xii]<\/a> Gen\u00e8se 27,28.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref13\" name=\"_edn13\">[xiii]<\/a> Rav Itshak Yossef, op. cit., chap. 9, paragr. 14.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref14\" name=\"_edn14\">[xiv]<\/a> Rav Isra\u00ebl Samet, op. cit., p. 65.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref15\" name=\"_edn15\">[xv]<\/a> Rav Itshak Yossef, op. cit., chap. 5, paragr. 3.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref16\" name=\"_edn16\">[xvi]<\/a> Rav Benyamin Adler, op. cit., chap. 11, paragr. 203.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref17\" name=\"_edn17\">[xvii]<\/a> Rav Mosh\u00e9 B\u00e9\u00e9ri, op. cit., p. 138.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref18\" name=\"_edn18\">[xviii]<\/a> Rav Itshak Yossef, op. cit., chap. 9, paragr. 17.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref19\" name=\"_edn19\">[xix]<\/a> Rav Yaacov Meizlish, op. cit., tome 2, p. 251.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref20\" name=\"_edn20\">[xx]<\/a> Rav Itshak Yossef, op. cit., chap. 9, paragr. 2, note 2.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref21\" name=\"_edn21\">[xxi]<\/a> Rav Mosh\u00e9 B\u00e9\u00e9ri , op. cit., pp. 138-139. Voir aussi tossafot du chapitre.\u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0 \u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref22\" name=\"_edn22\">[xxii]<\/a> Ibid., p. 135.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref23\" name=\"_edn23\">[xxiii]<\/a> Rav Itshak Yossef, op. cit., chap. 5, paragr. 1, note 1.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref24\" name=\"_edn24\">[xxiv]<\/a> Rav Mosh\u00e9 B\u00e9\u00e9ri, op. cit., p. 135.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref25\" name=\"_edn25\">[xxv]<\/a> Racont\u00e9e par Sarah Erdan, mars 2015, Tel-Aviv, T\u00e9moignages de femmes.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref26\" name=\"_edn26\">[xxvi]<\/a> Nissan Rubin, op. cit., p. 136.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref27\" name=\"_edn27\">[xxvii]<\/a> Sur l&#8217;excommunication, voir tossafot du chapitre.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref28\" name=\"_edn28\">[xxviii]<\/a> Rav Itshak Yossef, op. cit., chap. 9, paragr. 24, note 24.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref29\" name=\"_edn29\">[xxix]<\/a> Ibid., chap. 5, paragr. 11.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref30\" name=\"_edn30\">[xxx]<\/a> Rav Mosh\u00e9 B\u00e9\u00e9ri, op. cit., p. 138 ; Rav Pinchas Gelbard, op. cit., chap. 5, paragr. 36.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref31\" name=\"_edn31\"><\/a>xxxi] Choul&#8217;han Aroukh, Even Ha&#8217;\u00e9zer, siman 66, paragr. 3.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref32\" name=\"_edn32\">[xxxii]<\/a> Choul&#8217;han Aroukh, Even Ha&#8217;\u00e9zer, siman 55, paragr. 3 et siman 6, paragr. 1, gloses du R\u00e9ma.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref33\" name=\"_edn33\">[xxxiii]<\/a> Choul&#8217;han Aroukh Even Ha&#8217;\u00e9zer, siman 65, paragr. 1, gloses du R\u00e9ma.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref34\" name=\"_edn34\">[xxxiv]<\/a> Choul&#8217;han Aroukh Even Ha&#8217;\u00e9zer, siman 66, paragr. 1 ; Rav Itshak Yossef, op. cit., chap. 5, paragr. 12 et chap. 9, paragr. 12.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref35\" name=\"_edn35\">[xxxv]<\/a> Rav Eli\u00e9zer Melamed, op. cit., Likoutim 3, chap. 3, paragr. 16.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref36\" name=\"_edn36\">[xxxvi]<\/a> Rav Itshak Yossef, op. cit., chap. 9, paragr. 25.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref37\" name=\"_edn37\">[xxxvii]<\/a>Rav Arieh Kaplan, op. cit., chap. 21.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref38\" name=\"_edn38\">[xxxviii]<\/a> Ibid.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref39\" name=\"_edn39\">[xxxix]<\/a> Ibid.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref40\" name=\"_edn40\">[xl]<\/a> Rav Benyamin Adler, op. cit., chap. 11, paragr. 225.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref41\" name=\"_edn41\">[xli]<\/a> Sarah Crispe, \u00ab The Circle and the Line \u00bb, 2008. <a href=\"http:\/\/%20%20www.chabad.org\/theJewishWoman\/article_cdo\/aid\/711177\/jewish\/The-Circle-and-the-Line.htm\">\u00a0www.chabad.org\/theJewishWoman\/article_cdo\/aid\/711177\/jewish\/The-Circle-and-the-Line.htm<\/a><\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref42\" name=\"_edn42\">[xlii]<\/a> Choul&#8217;han Arouch Even Ha&#8217;\u00e9zer, siman 66, paragr. 1, gloses du R\u00e9ma.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref43\" name=\"_edn43\">[xliii]<\/a> Rav Eli\u00e9zer Melamed, op. cit., Likoutim 3, chap. 3, paragr. 15.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref44\" name=\"_edn44\">[xliv]<\/a> Rav Benyamin Adler, op. cit., chap. 11, paragr. 3.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref45\" name=\"_edn45\">[xlv]<\/a> Ibid.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref46\" name=\"_edn46\">[xlvi]<\/a> Choul&#8217;han Aroukh, Even Ha&#8217;\u00e9zer , siman 66, paragr. 3.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref47\" name=\"_edn47\">[xlvii]<\/a> Rav Eli\u00e9zer Melamed, op. cit., Likoutim 3, chap. 3, paragr. 15.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref48\" name=\"_edn48\">[xlviii]<\/a> Rav Shalom Eliashiv, S\u00e9der k\u00e9touba k\u00e9hilkhatah, p. 307. \u00a0<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref49\" name=\"_edn49\">[xlix]<\/a> Rav Benyamin Adler, op. cit., chap. 11, paragr. 111-158.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref50\" name=\"_edn50\">[l]<\/a> Rav Eliashiv Knohel, <a href=\"http:\/\/www.zomet.org.il\">www.zomet.org.il<\/a><\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref51\" name=\"_edn51\">[li]<\/a> Rav Mosh\u00e9 B\u00e9\u00e9ri, op. cit., p. 142 ; Rav Eliahsiv Knohel, <a href=\"http:\/\/www.zomet.org.il\">www.zomet.org.il<\/a>.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref52\" name=\"_edn52\">[lii]<\/a> Rav Mosh\u00e9 B\u00e9\u00e9ri, op. cit., p. 146<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref53\" name=\"_edn53\">[liii]<\/a> Rav Eli\u00e9zer Melamed, op. cit., Likoutim 3, chap. 3, paragr. 13.<\/em><\/p>\n<p><em><a href=\"#_ednref54\" name=\"_edn54\">[liv]<\/a> Rav Mosh\u00e9 Feinstein, Igu\u00e9rot Mosh\u00e9, Even Ha&#8217;\u00e9zer 4,91.<\/em><\/p>\n<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au cours des derni\u00e8res ann\u00e9es, les tribunaux rabbiniques sont de plus en plus appel\u00e9s \u00e0 juger des demandes de ketouba d\u00e9pos\u00e9es par les \u00e9pouses. 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